Théorique
avec mesure
et pratique
sans démesure

Editorial collectif

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Cet éditorial rédigé par l’ensemble du comité de rédaction de Limites a été conçu pour donner une idée de ce que nous voulons que devienne cette publication. Le principe du questionnaire collectif sera une rubrique récurrente. Les réponses seront toujours anonymes.

 
Question n° 1
Pourquoi avez-vous décidé de participer à cette nouvelle revue ?

– J’ai décidé de participer à cette revue car je crois qu’il est important de tenter d’unir les mouvements en faveur de la décroissance issus de différents pays, ou, plus modestement, de tenter de créer un “lien” entre eux : cette revue peut être ce lien.

– J’ai décidé de participer à cette nouvelle revue car je pense qu’il faut ouvrir le plus de chantiers possible pour démarrer la construction d’une société de décroissance. Ce projet m’aidera, en plus, à développer mon imaginaire de la société de la décroissance.

– Parce que j’espère que ces cahiers seront décisifs dans le “travail du projet”. L’objection de croissance, ce sont des alternatives concrètes, des expérimentations, et c’est très bien ; c’est nécessaire mais ce n’est pas suffisant. Il y a tout un travail de cohérence idéologique, politique à effectuer ; et, pour cela, des cahiers me semblent ­nécessaires.

– Parce qu’elle me semble vouloir traverser un espace anti-idéologique qu’il faut ­absolument élargir. Je suis convaincu que la théorie-pratique d’une révolution sociale nécessaire est consciemment ennemie de toutes idéologies révolutionnaires qui prétendent la déterminer et la guider.

se donner des repères, théoriques et pratiques, pour soutenir la résistance face à une “société en état d’ébriété”

– Je pense que le paradigme de la décroissance est aujourd’hui le seul qui remette en cause le système de marché de manière radicale. Je ne peux pas me résoudre à laisser une telle société du “mépris” à mes enfants. J’ai donc décidé de participer à ce qui me semble être un bon outil de mise en commun d’idées, afin de dessiner un projet de société humainement soutenable.

– J’ai envie de participer à l’aventure collective de cette pensée en mouvement qu’est “la ­décroissance” .

– J’ai été très emballée par l’idée d’une nouvelle revue différente de celles disponibles à la vente, mais surtout par le ­caractère international imaginé par ses fondateurs. Réunir les idées émergeant de tous les pays francophones est très constructif !

– Parce que l’essentiel, c’est de participer, mais aussi parce que j’aime bien les gens et les idées qui la fondent.

– L’envie de se donner des repères, théoriques et pratiques, pour soutenir la résistance face à une “société en état d’ébriété” (en référence à la formule employée par Teddy Goldsmith).

Question n° 2
Qu’est-ce que cette nouvelle revue, selon vous, peut apporter dans le champ médiatique aujourd’hui ?

– La revue peut apporter une autre vision de la décroissance, pluraliste, ­critique mais ouverte. Elle peut donner une voix à ceux qui ne s’attachent pas à tout prix à certains dogmes qui ne sont déjà plus remis en question dans certains “milieux” ou journaux de la ­décroissance.

– Je pense que cette revue offre un nouvel espace au débat d’idées sur la société de la décroissance où on pourra confronter différents points de vue pour les ­enrichir mutuellement et renforcer ainsi la fondation de cette nouvelle société à construire.

– Dans le champ médiatique en général, à faire avancer les idées de la décroissance. C’est un travail d’escargot. Mais surtout, dans le petit champ médiatique de la décroissance, il existe déjà un journal et une revue dont je ne manquerais pour rien au monde la lecture et l’étude. Or, entre ce journal et cette revue, il me semble qu’il y a encore une belle place pour des cahiers ; ouverture à un plus grand nombre : autour de l’objection de croissance, avec précision, mais sans abus d’expertise.

confronter différents points de vue pour les enrichir mutuellement et renforcer ainsi la fondation de cette nouvelle société à construire

– L’ouverture d’un espace de non-conditionnement et d’approfondissement où la conscience subjective commence, en toute modestie mais sans confusionnisme, à réinventer un projet collectif de bonheur alternatif au capitalisme et au totalitarisme de la marchandise que celui-ci a ­généré.

Il me semble que cette revue peut participer à la ­formalisation de ce que pourrait être une société de décroissance. Au-delà du slogan, un travail de fond sur les valeurs d’une telle société me paraît être nécessaire sans être ni trop universitaire, ni trop exemplaire, ni trop ­satyrique.

– La revue pourra apporter à ses lecteurs un point de vue plus large que celui d’une revue nationale car elle contiendra des idées venant d’horizons plus ­variés.

– Dans le chant médiatique, nous serons peu audibles, mais l’important, c’est que notre contre-chant existe.

– Participer à l’essentiel : exister.

Question n° 3
Comment voyez-vous l’avenir de cette nouvelle revue ?

– Radieux je l’espère, capable d’être ce trait d’union entre les objecteurs de croissance de la francophonie, voire une référence en termes de réflexion liée à la ­décroissance.

– Je pense que le début sera difficile mais que bientôt nous aurons des éditions en différentes langues.

– Depuis l’école primaire, j’ai toujours appris en écrivant sur des cahiers.

Et j’ai gardé beaucoup de ces cahiers. Voilà donc l’avenir que je souhaite à nos cahiers : les garder, les relire, les  mettre en perspective, faire ­collection…

– Conséquente à ce que nous saurons en faire dans le présent.

Je vois cette revue comme un laboratoire de recherches transversal à ­différents courants d’idées qui remettent en cause la religion de la croissance. Un lieu d’échanges et de ­partage entre francophones ayant l’ouverture globale nécessaire pour que le local ne se réduise pas au “bocal”.

– Décroissant…

–  Je pense qu’il faut prendre le temps de construire des bases solides et d’avoir de bons piliers dans chaque pays participant avant de lancer les premiers numéros. Ensuite, les lecteurs devraient beaucoup apprécier la formule que nous préparons !

– Celles et ceux qui sont aveuglé(e)s par la croissance l’ignoreront. Heureusement, elle aidera certains malvoyants à recouvrer la vue (de l’esprit) et la vie (de l’esprit).

– Temporaire, transitoire…

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1 comment to Numéro 00

  • verna michele

    Excellente initiative dans ce monde de fous de fric
    mais toute raison gardée, conservons notre zen attitude, c’est contagieux et ça marche si on y croit même pour adopter une conso décroissante

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