Théorique
avec mesure
et pratique
sans démesure

Présentation du numéro 0

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Mais alors pourquoi ce nom de « Limites » ? Autant consacrer le dossier de ce numéro 0 à tenter de répondre à cette question.

L’une des réponses, c’est peut-être que ce mot « limite » partage souvent avec celui de « décroissance » un même destin, celui d’avoir une « image négative ». Alors qu’au contraire, pour la plupart d’entre nous, il désigne la nécessaire ligne de partage entre la mesure et la démesure. Ainsi entre le jour et la nuit, il existe bien une limite ; mais qui pourrait, sans aveuglement, l’indiquer de façon définitive ?

Mieux que cette opposition du jour et de la nuit, encore trop chargée de contraste, ce serait plutôt la frontière invisible entre les deux moitiés du jour qui pourrait fournir une belle métaphore de la « limite » : le « midi ».

Et c’est là qu’il faut remarquer que la dernière partie de l’Homme révolté d’Albert Camus a précisément pour titre : « la pensée de midi » ; et que son chapitre central se nomme : « mesure et démesure ». « La vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent » ; voilà de quoi fournir comme une « règle de la méthode » pour tous ceux qui, sans négliger en rien un principe de responsabilité envers les générations futures et la nature, n’en veulent pas moins agir sans délai, sans attendre.

Michel Lepesant, coordinateur de la rédaction de Limites

 

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